NOT A KIMONO

Une collection capsule de 15 modèles

confectionnée à partir de soies anciennes japonaises 

spécifiquement dédiées à la création de kimonos.

En jouant avec le vocabulaire de ce vêtement

hautement symbolique de la culture

traditionnelle japonaise,

la créatrice Charlotte Bialas

s’amuse à reformuler, redimensionner

et adapter les notions d’élégance et d’usage

dans le vestiaire mixte de la parisienne

active d’aujourd’hui.

45 pièces inspirées du Japon

Petites robes de tous les jours transformables pour le soir,

pantalons fluides, blouses cachecoeur, chemises d’homme

à plastron portées sur des vestes sans manches matelassées,

vestes doublées intérieur wattiné, ou tops tous simples,

portés comme des T-shirts... 

En tout, 45 pièces auxquelles s’ajoute la création d’accessoires

empruntés au vestiaire japonais: petites bourses en tissu, sac en bambou, écharpes

à nouer autour de la taille, colliers, rubans portés en ceintures pouvant

servir de porte-clés comme de porte-lunettes, ou s’enrouler autour d’un sac.

Transition, entre passé et présent

Charlotte Bialas transforme un habit « formel » — destiné aux occasions

spéciales — en un vestiaire intemporel et élégant, sans fard ni paillette.

Pour cet exercice de style entre tradition et contemporain, la styliste

a joué avec la contrainte de concevoir toute une collection à partir

de bandes droites de tissus de 35cm x 12 cm, largeur de rouleaux

imposée pour le façonnage des kimonos, ces longues pièces cousu main,

ajustables aux corps sans patronage, et réutilisables d’une génération à l’autre.

Ici, pas de montage complexe à la manière d’un origami.

Simplicité et sobriété prédominent, à l’image de son style

qui emprunte les codes du masculin, malgré quelques clins d’oeil

subtiles aux ceintures obi nouées dans le dos,

aux doublures de manches apparentes, aux effets de pliés...

Exploratrice de tissus rares

Les soies d’excellente qualité datant

principalement de l’ére Shōwa (1926-1989)

ont été “sourcées” par Charlotte Bialas

dans plusieurs régions du Japon ces

derniers douze mois.

La rencontre de cette collectionneusede

soies anciennes avec ce pays

n’est pas nouvelle.

Rayures, pois et fleurs font partie de la

signature Charlotte Bialas, habitée

par les motifs traditionnels japonais.

De même, ce désir de réutilisation

et de recyclage du tissu est

symptomatique de sa démarche créative.